La danse en danger ?

dpt-danse

Deux pétitions circulent actuellement sur le net qui n’augurent rien de bon sur le statut de la danse dans les institutions en général et  dans l’enseignement en particulier. Nous vous engageons à les lire et éventuellement les signer.

La première, signée par les professeurs émérites, les maîtres de conférence et les professeurs des départements danse des universités françaises (Paris VIII, Nice Sophia Antipolis, Lille3 Charles-de-Gaulle) et tous les chercheurs en danse  signale que : « La nouvelle nomenclature proposée par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche ne comporte pas la mention Danse (ni même études chorégraphiques) pour le diplôme national de Master. C’est là nier l’existence d’une discipline particulièrement dynamique, qui a toute sa place dans le domaine « Arts – Lettres – Langues » aux côtés des mentions « Cinéma et audiovisuel », « Création numérique », « Musique, musicologie », « Design » ou « Mode »… »

http://petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N44152

CNSMD1

Le Junior Ballet Contemporain du CNSMDP en 2010 dans Noces d’Angelin Preljocaj @L. Philippe

La seconde est une lettre ouverte au Directeur du Conservatoire National Supérieur de musique et de danse de Paris, Bruno Mantovani, qui vient de reléguer Clairemarie Osta (qui vient d’être nommée au 1er janvier 2013) au rang de « sous-directrice » et fait de la direction des études chorégraphiques une sousdirection. Cette nouvelle dénomination doit être soumise au Conseil d’Administration le 3 décembre prochain.

http://www.petitions24.net/atteinte_a_lautonomie_de_la_danse_au_conservatoire_de_paris

Cette pétition fait d’ailleurs remarquer que « Maintenir le terme de direction au CNSMDP affirme symboliquement et dans la réalité, la place de la danse aujourd’hui et son indépendance. »

Et c’est vrai. L’ensemble du milieu de la danse s’est battu tout au long des années 1970 et même 1980 pour que la danse apparaissent comme un art majeur à part entière, non inféodé à la musique comme cela a été le cas jusqu’à la fin du XXe siècle. Ne nous y trompons pas, cette affaire de « crédit » accordé à la danse fonctionne bien dans les deux sens accordés à ce terme. Soit en matière de reconnaissance et de financement. Saper l’un revient à mettre en question l’autre. Rappelons pour mémoire que c’est Maurice Fleuret, qui, en 1982 a présenté un nouvel organigramme de la direction de la musique avec sept divisions dont une pour la danse… On en mesure encore aujourd’hui les conséquences. Que se passera-t-il si la danse disparaît demain des nomenclatures et organigrammes institutionnels ? La réponse n’est hélas pas difficile à imaginer.

Agnès Izrine

 

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Comments

  1. Josyane Renaud says:

    Une tranche de ci une tranche de ça , on découpe pour n’obtenir que des miettes que l’on fait disparaitre d’un coup de  »Torchon » ,

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