À Sens, le 20ème Concours jeunes compagnies des Synodales

C’est une bonne nouvelle pour les jeunes compagnies ! À Sens, non loin de Paris, Les Synodales poursuivent leur action, notamment avec le concours chorégraphique qui renaît et se renforce, comme l’a prouvé l’édition 2014 qui s’est déroulée le 11 octobre.

 

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Le théâtre de Sens

Après la mort abrupte de Jackie Burvingt quelques mois après l’édition 2012, l’association Les Synodales était naturellement chamboulée. Mais Jean-Louis Péchiné, président de l’association et son équipe, tous bénévoles, ont mobilisé toutes leurs énergies pour que le désir le plus ardent de la fondatrice puisse continuer à vivre. Et la vingtième édition a eu lieu dans toute la vitalité qui marqua cet événement du temps de la présence de la fondatrice.

Par ailleurs, Jackie Burvingt n’était pas seulement appréciée et aimée de ceux qui aiment la danse mais tout autant par ceux qui la pratiquent, y inclus au sein du Ballet de l’Opéra de Paris. C’est Bruno Bouché qui a accepté d’investir, bénévolement, une belle part de son énergie pour soutenir Les Synodales en apportant son regard en tant qu’interprète, chorégraphe et fondateur d’Incidence Chorégraphique, la compagnie de création des membres du Ballet de l’Opéra.

La veille de son départ avec l’ensemble pour donner  Paquita  à Montréal, Bouché qui assure officiellement la direction artistique des Synodales, était présent pour veiller au bon déroulement du concours.

 

Bruno Bouché, le directeur artistique, au micro

Bruno Bouché, le directeur artistique, au micro

Après un petit creux en 2013, ce concours redémarre de plus belle, offrant aux douze compagnies sélectionnées plus de prix que jamais, grâce au concours du Conseil Régional et du Conseil Général et à un nouveaux partenariat avec le Malandain Ballet Biarritz et Dantzaz Kompainia de San Sebastian. Les deux compagnies offrent conjointement un prix spécial avec résidence de création.

Cependant, le concours est en train de se redéfinir et plusieurs questions sont sur la table. La sélection 2014 était très marquér par la référence au style néoclassique, dans la technique et plus encore dans l’esthétique, alors que la composition du jury, quoique présidé par Thierry Malandain, reflétait plutôt la diversité des regards et des approches qui avait marqué le concours jusqu’à la disparition de sa fondatrice. Se succédaient alors sur le plateau du Hip Hop, du contemporain, du néoclassique, du circassien…

 

contentement de lauréats ©Alexis Komenda

contentement de lauréats ©Alexis Komenda

Pour l’édition 2014, le comité de sélection a privilégié, parmi les quarante dossiers reçus, la qualité technique des interprètes, ce qui met automatiquement en avant les bases classiques. De surcroît, le Prix Dantza Biarritz fut annoncé comme récompensant une compagnie travaillant à partir de la technique classique. Ceci dit, le jury a un peu déjoué cette directive, qui risquait par ailleurs de donner au concours dans son ensemble une orientation qui sera à rediscuter.

 

Les lauréats©Alexis Komenda

Les lauréats©Alexis Komenda

Avec la dominante néoclassique, on a vu sur le plateau plus de stéréotypes qu’auparavant, et moins d’identité artistique et de recherches authentiques, moins de réflexions sur le monde et plus de propositions basées sur la technique elle-même. L’attribution des prix est allée dans le même sens. Mais cela ne doit en aucun cas décourager de jeunes compagnies (pas plus de six ans d’existence) de déposer des dossiers en Hip Hop, contemporain ou autres pour la prochaine édition. Tout est ouvert…

Et on termine avec les mots de la fin de Thierry Malandain, après la cérémonie de remise des distinctions, pour consoler les compagnies rentrant les mains vides (alors que leurs propositions pouvaient être particulièrement originales et intéressantes): « Un prix ça aide un peu, mais ce n’est rien du tout… », paroles sans doute inspirées du fait que c’est lui-même qui vient de remporter à Berlin le prix du Meilleur Chorégraphe au Taglioni Award de la Fondation Malakhov.

 

Thomas Hahn

 

Le palmarès :

 

1er Prix (avec le concours du Conseil régional) – 4.200 € et résidence de création :

Cie Gil C. Harush – Gil Carlos Harush – Tel Aviv

 

Prix Dantza Biarritz (Dantzaz Kompainia et Malandain Ballet Biarritz) – 3.500 € et résidence de Création avec la compagnie Dantzaz Kompainia:

Cie Christine Hassid Project – Christine Hassid – Bordeaux

 

2ème Prix (Ville de Sens) – 700 € :

La Sphère Bleue – Nans Pierson – Paris

 

3ème Prix (Conseil Général de l’Yonne) – 500€ :

En Lacets – Maud Marquet – Reims

 

4ème Prix (Synodales)

Funamboli – Fabio Crestale – Paris

 

Prix du public :

Trans(en)danse – Laurence Bernatas – Pau

 

Prix Résidence Bergerie de Soffin – Cie Alfred Alerte :

– En Lacets – Maud Marquet – Reims

– Favela Cie R.D.HH – Saint Nazaire

 

Prix Résidence Festival Entrez dans la Danse :

– La Sphère Bleue – Nans Pierson – Paris

– Cie Christine Hassid Project – Christine Hassid – Bordeaux

 

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