Au Musée Rodin, Marie-Claude Pietragalla devient Isadora Duncan

Mais pas toute seule ! Avec le comédien Charles Gonzalès, la ballerine libertaire plonge, dix ans après sa création Ni dieu ni maître, dans la pensée poétique et parfois révoltée d’Isadora Duncan. Ensemble, les deux construisent un véritable pas de deux verbal, interprétant des morceaux choisis de Ma Vie, le journal de la chorégraphe qui voulait libérer les femmes, et la danse avec elles.

Galerie photo : Thomas Hahn

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La voix tellurique, le geste aérien, la danseuse se laisse traverser par la douceur ou par la force des mots. Et Gonzales lui donne la réplique, ce qui rend l’engagement et la sensibilité de Duncan plus universels encore. Et on découvre une nouvelle Pietragalla, qui devient LA Duncan, comme « Charles Gonzalès devient Camille Claudel », dans son fameux solo primé cette année au Festival Off à Avignon.

Cette rencontre entre deux artistes au sommet et de deux voix subjugantes s’inscrit avec évidence dans leurs démarches respectives. Gonzalès n’est pas sans rappeler l’onnagata japonais quand il se transforme en femme sous les yeux du public, et Pietragalla appelle sa démarche et sa compagnie Théâtre du corps. C’est par le corps qu’elle saisit l’essence émotive et humaniste des mots de Duncan ; c’est par la voix qu’elle les fait danser.

 

Galerie photo : Thomas Hahn

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

En répétition avec Charles Gonzalès, elle libère sa sensibilité vocale, sur la trace du lien entre la conscience émotive et le sens des mots. Et parfois, portée par la voix de Gonzalès, elle glisse de la lecture à la danse comme portée par Éole, créant ce lien entre la terre et les cieux que certains appellent le duende.

Ici la rencontre est réelle, portée par un vrai désir artistique et un engagement partagé, ce qui n’est pas toujours le cas quand deux chorégraphes vedettes annoncent un nouveau duo sans avoir forcément grand-chose à se dire. Autour d’Isadora, l’alchimie opère pleinement.

Galerie photo : Thomas Hahn

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Première mondiale au Musée Rodin ce mercredi 5 novembre, et donc dans les murs du même Hôtel Biron où Duncan avait créé son académie de danse. Entendre ses paroles sur place fera frissonner plus d’un, mais il faut souhaiter que cette première mondiale sera suivie de programmations dans plein de salles, et tant mieux si elles ont une âme pour entrer en résonance avec ce concerto vocal et gestuel qui redonne voix, vie et âme à Isadora.

 

Thomas Hahn

 

Mercredi 5 novembre à 19h :  » Isadora Duncan » avec Marie-Claude Pietragalla et Charles Gonzales

Dans le cadre de Les Nocturnes – Rencontres théâtrales du Musée Rodin, direction Charles Gonzalès.

www.musee-rodin.fr

79 rue de Varenne, 75007 Paris

Téléphone : 01 44 18 61 10

 

Métro : Varenne (ligne 13) ou Invalides (ligne 13, ligne 8)

RER : Invalides (ligne C)

Bus : 69, 82, 87, 92

– See more at: http://www.musee-rodin.fr/fr/le-musee/le-musee-rodin-paris/informations-pratiques#sthash.xNuwwvOh.dpuf

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :