Jessica Lyall, soliste de la Compagnie nationale d’Espagne

Les solistes de la compagnie nationale de danse d’Espagne 2 : Rencontre avec Jessica Lyall

 

JESSICA LYALL, 24 ans, Soliste

Jessica Lyall @ D.R.

Jessica Lyall @ D.R.

Quel a été votre parcours jusqu’à aujourd’hui?

Je viens d’Australie, et après avoir suivi un cursus de danse pendant sept ans à Sydney, je suis partie pour Londres. J’avais 17 ans et voulais aborder à la fois le classique et le contemporain. Je suis donc arrivée à la Rambert School of Ballet and Contemporary Dance. C’est un enseignement d’autant plus précieux, que l’on suit aussi une filière universitaire. J’ai donc un Bachelor of Arts, pour lequel il faut avoir étudié l’anatomie, la nutrition, la kinésiologie… et avoir rédigé un mémoire sur un sujet très technique. En 2009, j’ai fait les tournées de la Rambert Dance Company et j’ai décidé de rejoindre Madrid l’année suivante. La compagnie était alors dirigée par Hervé Palito (l’ancien coordinateur artistique de Nacho Diato, qui dirigea la compagnie pendant un an, du départ de Duato à l’arrivée de José Martinez)

 

Qu’est-ce qui fait la spécificité de cette compagnie ?

Incontestablement, la pluralité des styles, des chorégraphes et des danseurs. Ici, il y a des gens très différents, des physiques multiples, des capacités particulières pour chacun.. Et cela oblige à se redéfinir soi-même. Ce qui demande beaucoup de maturité, même si l’on est très jeune. Et c’est passionnant d’évoluer au même pas que des danseurs plus âgés que vous.

 

 

À quoi ressemble une journée type pour les danseurs de la compagnie?

Nous commençons le cours à 10h15 pour une durée de 1h-1h30, puis nous répétons jusqu’à 16h15. Nous ne faisons pas de pause au déjeuner, mais un break toutes les deux heures. Et s’il y a un spectacle le soir, nous stoppons les répétitions vers 14h-15h.

 

Vous avez dansé au Théâtre des Champs Elysées le fameux pas de deux de la porte dans Caci-Casa de Mats Ek, un pas de deux que Sylvie Guillem a dansé avec Nicolas Le Riche. Comment prend-on la succession de tels danseurs ?

Je crois qu’il faut surtout être sincère. Pour moi, cette relation entre le garçon et la fille est un amour tout nouveau dont la fille cherche à vérifier sa profondeur. Elle doute des sentiments du garçon, elle va chercher à le découvrir. Après, il faut oublier les autres interprétations et les comparaisons potentielles, et se dire qu’il faut être soi..

En tout cas, avoir travaillé avec Mats Ek est un souvenir éblouissant. Le regarder danser lui-même était déjà, en soi, une joie intense…

 

 

Propos recueillis par Ariane Dollfus

À lire également : Esteban Berlanga et Mattia Russo

 

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